Plénière de l’opposition : voici les décisions majeures de la rencontre


Les opposants étaient en conclave ce mercredi au QG de l’UFDG pour tirer les leçons de la journée ville morte du lundi 26 février et discuter de leur prochaine rencontre avec l’organe électoral qui a promis de revoir les résultats contestés par cette opposition.

Au terme de la rencontre, le porte -parole de circonstance, Alhousseyni Makanéra Kaké a déclaré à la presse que l’opposition  a pris acte de la décision de la CENI et la volonté des autorités à faire en sorte que les irrégularités qui ont été commises lors de la centralisation soient corrigées. Mais, a-t-il déclaré, l’opposition demande que la présentation des preuves et des pièces à conviction de ces irrégularités se fasse devant les représentants issus de la communauté internationale et de la société civile. Ensuite elle formule également le vœu, a indiqué Makanéra Kaké, que le cadre de concertation soit défini au préalable par le président de la CENI d’une part et le chef de file de l’opposition.

Au cours de leur rencontre, les opposants ont déploré la mort par balle de Mamadou Sidigui Diallo à la faveur de la journée de ville morte qu’elle a organisée le lundi 26 février dernier. Ce qui porte à 90 le nombre des victimes des manifestations politiques de l’opposition, a indiqué l’ancien ministre de la Communication, Makanera Kaké.

C’est pourquoi, ajoute-t-il, l’opposition a décidé de faire de ce lundi 5 mars, une journée de deuil, de recueillement et de funérailles de ce jeune. « Le cortège funèbre quittera le CHU Ignace-Deen pour la mosquée de Bambeto  où nous procéderons à la prière mortuaire avant l’enterrement au cimetière du même quartier », indique-t-il.

Toujours pour exprimer sa colère, l’opposition a annoncé que les mamans et sœurs des victimes organiseront une marche blanche pour réclamer justice pour tous ces morts. Ces gens n’ont rien faits, leur seul tort, c’est d’être dans une zone favorable à l’opposition, a-t-il dénoncé. C’est pourquoi ces femmes, a expliqué l’ex-ministre, vont mettre la pression pour que Alpha Condé sache qu’il est là pour protéger les Guinéens et non pour leur apporter la mort.

«Il faut que l’Etat recherche, arrête et condamne les coupables parce qu’il a tous les moyens de le faire.  De notre coté, nous ferons en sorte que ces crimes ne soient pas impunis », a promis Makanéra Kaké qui a fustigé de passage le comportement excessif des forces de l’ordre.

«Nous appelons nos militants à se mobiliser davantage pour mettre fin à la dictature actuelle », a lancé en substance Makanéra Kaké avant d’annoncer de nouvelles manifestations dont le programme sera donné de façon progressive en fonction de la situation.


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