Fonds d’Entretien Routier/Nos routes ont besoin de plus de 1000 milliards de GNF


Le Conseil d’administration du Fonds d’Entretien Routier (FER) a tenu ce mercredi à Conakry, sa 27ème session ordinaire, en présence du directeur général du FER, Souleymane Traoré, du président du Conseil d’administration, El. Mamadou Bobo Diallo et du secrétaire général du ministère des Travaux publics, Kadiata Mamoudou Kaba. Il a été question d’échanger autour du bilan de l’année 2017 et d’adopter le budget de 2018.

Dans les discours préliminaires, l’une des principales préoccupations a été le rehaussement des ressources allouées au FER.

« Le réseau routier guinéen se trouve dans un état préoccupant », a rappelé le président du Conseil d’administration, qui a proposé comme solution : « interpeller les autorités compétentes afin que les mesures soient prises à tous les niveaux pour remédier à cette situation. »

Poursuivant, le PCA propose comme mesures : « l’application conjointe rehaussant le tarif de la RER à 500 Fg ; l’opérationnalisation des opérations de péage au niveau des postes déjà opérationnels ; les recettes concernant les vignettes, les permis de conduire, les cartes grises, des quotes-parts de celles-ci devront être reversées au FER, car tous ceux-ci sont en rapport avec les routes. »

En dépense et en recette, le budget 2018 s’élève à trois cents six milliards six cents quatre-vingt-dix-sept millions (306 697 000 000 GNF). Pourtant, les besoins en termes chiffrés atteignent plus de mille milliards, soit un gap de 76%. C’est pourquoi le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Kadiata Mamoudou Kaba en appelle à la préservation du réseau routier : « aussi bien aux populations riveraines qu’aux usagers de la route d’aider à une meilleure protection de la route et de veiller à ce que nos caniveaux ne servent plus de poubelles. »

Il signale au passage que « le besoin routier guinéen dépasse le triple des ressources mobilisées à cet effet. »

En plus des ressources locales, le directeur général du FER Souleymane Traoré, compte aussi sur l’aide extérieure : « nous avons un accompagnement de l’Union européenne depuis trois ans, qui est le programme d’assistance technique, et nous avons énormément travaillé avec eux sur un certain nombre de critères. Nous espérons un appui budgétaire à ce niveau-là sur la base d’un certain nombre de critères. Ensuite il y a une loi sur la protection du patrimoine routier que nous essayons de pousser, pour que le pesage qui est une des causes principales de dégradation des routes à travers la surcharge, soit mise en application cette année. »

En Guinée, plus de 50 % du réseau routier est en mauvais état, selon les responsables du ministère des travaux publics.

Source: guinee7


LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Solve : *
11 × 6 =