Chroniques : Que se cache derrière la revendication des syndicats de l’enseignement pré-universitaire en Guinée


La proposition du gouvernement du vendredi 9 mars  pour le dénouement  de la crise syndicale des enseignants avait suscité quelques espoirs pour la reprise des cours dans les écoles guinéennes.

Alors que les parents d’élèves  s’attendaient à une bonne annonce à partir de la fameuse assemblée du SLECG, c’est plutôt un avis de prolongation  qui leur a été « servi » royalement par un Oumar Tounkara (secrétaire Général Adjoint du SLECG version Aboubacar Soumah) manifestement décidé de ne rien lâché jusqu’au bout.

Justement la position Jusqu’auboutisme de Aboubacar Soumah et compagnie commence   à inquiéter bon nombres  de guinéens et pousse à se poser des questions sur les véritables intentions de cette revendication  qui  entraînent  depuis quelques jours des mouvements de rue à travers les quartiers de Conakry.

En clair, le syndicaliste Aboubacar  Soumah qui a été reçu à la Présidence et qui a obtenu beaucoup de souplesse dans les négociations avec le gouvernement, est accusé aujourd’hui  de faire le lit à des mouvements contestataires en vue d’instaurer un climat d’instabilité générale à Conakry et à l’intérieur du pays. Ce genre de climat chaotique et déstabilisant susceptible de stopper la marche normale de la République donc de la démocratie.

Au QG du parti présidentiel, la mesure semble être prise au sérieux par les jeunes du parti qui dénonce une véritable instrumentalisation politique.  « Une grève d’enseignants doit être distinguée d’une grève politique. La grève a été déclenchée à un moment où on vient de sortir d’une élection dont les résultats n’avaient pas été complètement validés. C’est une coïncidence qui n’est pas fortuite. C’est un schéma bien planifié pour que le pays se retrouve dans une situation de pagaille », dénonce Souleymane Keïta responsable de la jeunesse du parti et conseiller à la présidence, chargé de mission.

« Les récentes sorties médiatiques de Aliou Bah du bloc libéral et Ousmane Gaoual Diallo sur la grève des enseignants en dit long à leurs intentions de récupérer politiquement  cette grève des enseignants » soutient de son côté Aboubacar Sidiki Camara de la cellule de communication du parti présidentiel.

Le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est lui-même soupçonné de faire un clin d’œil aux grévistes syndicalistes en vue d’une amplification de leur mouvement. Ses récurrents appels à manifester sur l’axe Hamdallaye Bambéto-Cosa en cette période de crise font croire à beaucoup qu’il est en train de mettre « la flamme à l’étincelle».

Jusqu’où ira ce mouvement conduit par Aboubacar Soumah ? Attendons de voir.

Mohamed Alfa Camara pour Guinée émergence


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