Grogne contre l’augmentation du prix du carburant à la pompe: le bilan de la manifestation de ce mardi


Comme prévu, les forces sociales de Guinée, une structure hétéroclite, composée d’activistes de la société civile guinéenne, de syndicalistes et même d’artistes ont battu le pavé ce mardi 10 juillet 2018. Le mouvement a pris le départ au rond-point de la tannerie  et est arrivé aux environs de 12 heures à l’esplanade du stade du 28 septembre en passant par l’échangeur de kenien.

Tout au long du parcours, plusieurs citoyens ont rejoint le mouvement pour former une foule de plus en plus compacte qui devrait, selon l’avis de plusieurs participants, être largement inférieure aux prévisions d’un million de manifestants ambitionnés par les organisateurs de la marche.

Pendant les discours, les activistes de la société civile ont eu les mêmes propos. La diminution du prix du litre de carburant à la pompe.

Abdourahamane Sanoh, de la Plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD) a appelé la couche sociale à « un combat sans répit » alors que Sékou Koundouno du Balai Citoyen a donné un ultimatum de 24 heures au gouvernement pour ramener le prix du carburant à 8000 GNF. Le reggaeman et l’activiste Elie Kamano a enfoncé le clou dans le même sens en accusant le gouvernement guinéen d’être insensible à la souffrance de la population.

D’autres acteurs mais politiques ayants pris part à cette marche citoyenne ont préferé garder le profil bas. C’est le cas de Faya Millimono (BL), Thierno Mamadou Bah (NGC) et Aliou Bah (ex BL).

Cette manifestation s’est déroulée sans incident majeur. Néanmoins des cas d’échauffourées entre forces de l’ordre et jeunes manifestants en colère ont été signalés du côté du pont kenien (11h) et du côté de Lansanayah (14h).

Rappelons que depuis l’augmentation du prix du carburant à la pompe de 25% intervenue le 30 juin dernier, la Guinée traverse une crise socio-économique sur fond de cherté du coût de la vie. La population accuse le gouvernement d’accroître sa situation déjà précaire alors que la classe syndicale pointe du doigt la réaction unilatérale des autorités guinéennes sachant que des concertations étaient ouvertes entre les parties. Quant au gouvernement, il pense qu’il est maintenant opportun de stopper la subvention financière du carburant pour apporter ces fonds vers des projets de développement infrastructurel.

Affaire à suivre

Maurice CONDE DP Guinée émergence


LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Solve : *
21 × 22 =