Affaire Cour Constitutionnelle: très remonté, Sékou Koundouno du balai citoyen appelle à une mobilisation des forces


La cellule Ballai citoyen s’insurge et appelle à une mobilisation des forces vives contre ce qu’elle qualifie de rébellion orchestrée par les conseillers de la Cour Constitutionnelle à l’égard du Président de la dite Cour Kelefa Sall. Cette plateforme l’a fait savoir ce jeudi lors d’un point de presse qu’elle a tenu à son siège ce jeudi 13 septembre 2018.

Très remonté, le président de la plate-forme Cellule Ballai Citoyen a qualifié cette nouvelle tentative de destitution du président de la Cour Constitutionnelle d’un coup d’État constitutionnelle. Sékou Koundouno président de la plateforme Cellule Ballai Citoyen, affirme: « c’est une insulte même à la mémoire du peuple souverain de Guinée, que des délinquants fasses une motion de défiance et d’ailleurs je vous informe que ce jargon ne figure ni dans la constitution guinéenne, ni dans la loi L006 qui définit le fonctionnement de la cour constitutionnelle. C’est jargon de politicien utilisé dans les régimes parlementaires ou l’assemblée n’a la capacité de destituer le Président. Je vous dis tant que la cour suprême ne se réunit pas de façon conjointe avec la cour constitutionnelle, il est inadmissible, même Alpha Condé ne peut pas démettre Kelefa Sall. »

Sur cette question d’instabilité de la cour constitutionnelle, la cellule ballait Citoyen lance un appel à la mobilisation à tous les niveaux. « Dès ce lundi nous allons nous mobiliser, le premier délinquant à empêcher Kelefa Sall d’accéder à son bureau marchera sur notre cadavre. On a déjà pris langue avec les partis politiques de l’opposition, je l’ai tantôt dit ici que la chose qui sera inadmissible en Guinée c’est de rêver à un troisième mandat pour Alpha Condé. Il est inadmissible au Ballai, il est inconcevable. On se battra au prix de notre vie, c’est pourquoi nous appelons à la mobilisation des partis politiques de l’opposition et des syndicats, » ajoute-t-il.

Selon Sekou Koundouno, c’est seulement en cas de parjure qu’il serait possible de destituer Kelefa Sal comme le stipule l’article 84 alinéa 2 de la loi L06 sur la cour constitutionnelle.

Oumar Camara

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