Conakry: le sujet de l’émancipation de la jeune fille au cœur d’une conférence de presse


En Guinée, la loi fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles, mais cette loi est loin d’être appliquée par certains citoyens. Selon des statistiques publiées par le ministère de l’action sociale, 22,8 pourcents des filles sont déjà en union avant l’âge du mariage. Pour remédier à cette situation le club humanitaire sans frontières décide de passer par la sensibilisation. Les membres de ce  club ont lancé une campagne de sensibilisation sur les mariages précoces et les grossesses non désirées dans la zone spéciale de Conakry. Ils l’ont annoncé  au cours d’une conférence de presse ce jeudi 20 Septembre 2018 à la maison de la presse à Coléah.

Thierno Souleymane Diallo est le président du club : « cette campagne de sensibilisation que nous sommes en train de lancer c’est grâce à l’appui technique et institutionnel du ministère de la jeunesse et de l’emploi jeune pour permettre à la population de comprendre que forcer  les filles à se marier c’est  violer les droits de l’enfant. Ce n’est pas une très bonne chose, parce qu’il faut que l’enfant ait des ambitions pour pouvoir lancer de grand projet » explique M. Diallo

Et de poursuivre « la nuit vous allez rencontrer des filles divorcées  de moins de 18 ans qui sont dans la rue parce qu’elles ont été forcés  de se marier.   Elles  ne sont  pas acceptées par  les parents, et quitte le foyer. Celle qui n’a pas eu le choix, tu verras qu’elle  a des problèmes de santé parce que son mari abuse d’elle, tout ça c’est les conséquences de ce phénomène qui grandit » cite Thierno Souleymane Diallo pour tenter de circonscrire les conséquence du mariage précoce.

Dans les jours à venir, le club humanitaire sans frontières compte organiser un atelier de formation pour des jeunes filles, afin de leur permettre d’être à l’abri de ce fléau qui gangrène notre société.

Oumar Camara

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