Conakry: Les déguerpis de Kipé2 vont devoir encore patienter, Le TPI de Dixinn renvoie à nouveau le procès


Le procès sur le dossier concernant le  déguerpissement de 252 familles du quartier  Kipé 2 a été pour une énième fois renvoyée pour le 9 novembre 2018 au tribunal de Dixinn. Un renvoie qui a été demandé par l’agent judiciaire de l’État, afin qu’il puisse s’imprégner du contenu du dossier. Ces  252 familles sont composées de veuves, d’enseignants, et de ménagères menacées de déguerpissement par l’État à travers le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. Après avoir saisi la justice sur ce cas, le dossier traine  encore .

Ce vendredi le procès dans cette affaire  a été une nouvelle fois renvoyé.

« Le dossier a été porté devant le tribunal, le tribunal est en train d’examiner l’affaire nous craignons que d’ici là que le pire ne se produise. Alors que le tribunal est saisi et lorsque le tribunal est saisi d’un litige toutes les parties doivent freiner  toutes les parties doivent rester sur leur position initiale. Nous nous souhaitons qu’une décision intervienne rapidement parce que nous sommes sûrs de nos documents, parce que nous sommes sûrs que l’État se trompe d’adversaire et de lieu. Parce que la zone opérationnelle de Koloma que l’État réclame est tout à fait différente de la zone de Kipé occupé par les 252 familles », explique maitre Salif Béavogui avocat de la défense.

Depuis l’ouverture de ce procès qui oppose les citoyens de Kipé 2 et l’État, nous assistons à un renvoyé à répétition. Maitre Maurice Sâa Tolno agent judiciaire donne les raisons.« Dans la procédure quand une partie reçoit les pièces, donne-lui le temps d’examiner les pièces pour pouvoir répondre par rapport aux pièces reçues. C’est dans ce sens que l’agent judiciaire de l’État à formuler la demande pour me donner le temps   d’examiner les pièces et répondre à l’assignation de la reconnaissance de propriété formuler par les demandeurs », a-t-il souligné.Selon

les familles concernées par cette opération de déguerpissement, malgré la saisie de la justice, l’État poursuit son opération  de déguerpissement. Une attitude qu’elles déplorent.