EDG : Veolia-Seureca présente son bilan de gestion de 3 ans et se projette dans les perspectives


En 2015, l’Etat guinéen a signé un contrat de gestion de l’Electricité de Guinée (EDG) avec le géant français Veolia-Seureca. Un contrat qui s’étend

sur une durée de 4 ans et qui s’inscrit dans le cadre du  Projet de redressement  du secteur de l’électricité (PRSE) soutenu et financé par la Banque Mondiale.

A un an de la fin dudit contrat, l’Administrateur Général de l’EDG a animé une conférence de presse ce vendredi 30 novembre 2018 dans un complexe hôtelier de la place pour présenter le bilan des trois années de gestion. Notamment sur le plan commercial, technique et sur la formation. Il a aussi projeté les perspectives de la Guinéenne d’Electricité.

D’entrée, Abdenbi Attou a informé du passage -en 3 ans- du nombre de clients de la société de 238 269 en 2015 à 400 149 en 2018, avec une hausse de 68% de nouveaux clients. « En 2018, le parc de compteurs posés et raccordés est de l’ordre de plus de 120.000 contre 130.00 en 2015, soit une hausse de +86% sur la période », s’est-il réjoui, tout en ajoutant qu’en considérant la desserte de ces nouveaux clients, l’EDG, en dépit des difficultés, a réussi à réduire le temps de coupure d’électricité de 31% et augmenter la production de 69%, avec près de 800 Gwh produits durant les 3 premières années de gestion de Seureca-Veolia.

S’agissant du volet recouvrement, le conférencier, après un survol sur les acquis en termes de technique et de renforcement des capacités, a soutenu avec satisfaction que sur le plan commercial également des exploits ont été réalisés avec un taux de recouvrement passant de 60 à 87% en trois ans.

A ce jour, l’Administrateur Général de l’EDG dit avec fierté que la transformation de l’énergie est  bien engagée et le renforcement des capacités en cours, avec le nombre d’heures moyen de formation par agent augmenté de 75% en passant de 11 heures en 2015 à 20 heures en moyenne en 2018.

En ce qui concerne les innovations apportées, les autorités de l’Electricité de Guinée font noter que de nombreux outils ont été mis en place pour moderniser l’entreprise et sécuriser ses recettes. Entre autres, le plan de protection des réseaux qui, aux dires de M. Attou, a permis de sécuriser jusqu’à 70% des recettes et l’introduction d’une commission de passation des marchés publics ayant rendu les procédures de l’entreprise plus transparentes.

A ces performances, s’ajoutent le déploiement d’un réseau tiers de paiement des factures à Conakry, d’une agence Grands Comptes et d’un Centre de dépannage  »Allo EDG » qui ont permis d’améliorer la relation client d’EDG et de faciliter les démarches des consommateurs. Un nouveau site internet et des outils de communication digitaux ont été mis en place pour se rapprocher davantage des populations et mieux répondre à leurs préoccupations. Ceci a abouti à des résultats techniques témoignant d’un redressement engagé au bénéfice des populations et d’une amélioration des performances technique, commerciale et financière de l’EDG.

Citant au passage le renforcement des moyens de production dans les villes de l’intérieur, l’orateur a égrené la liste des localités de Pita, Dalaba et Mamou initialement alimentées par des centrales d’une capacité de 6 Kv et qui sont toutes dotées de centrales d’une capacité de 30 Kv aujourd’hui. Mais aussi de nouvelles centrales thermiques qui ont été installées dans les villes de Kouroussa, Kérouané, Mandiana, Boffa, Siguiri, Boké et Kankan. Et que dans le cadre du Projet d’Electrification Rurale, 26 préfectures et 36 localités rurales ont été électrifiées en Basse et Moyenne Guinée.

En termes de perspectives, Abdenbi Attou affiche pour la prochaine année l’instauration de la réforme tarifaire, la réhabilitation des centrales hydrauliques, le plan de protection des revenus, le renforcement des capacités de production à l’intérieur, la mise en place d’un service client et d’un guichet unique et promoteur, entre autres. Le tout dans la poursuite de l’électrification du pays.