Economie: les ministres en charge des finances et du Budget présentent le contenu de la loi de finance 2019


Le ministre de l’économie et des finances en compagnie de son homologue du Budget ont présenté ce jeudi 27 décembre 2018 la politique budgétaire de la loi de finances 2019. Cette démarche vise la transparence du processus budgétaire dont l’objectif est de partager le plus d’informations sur la gouvernance publique tant à l’intérieur du Gouvernement qu’à l’égard de la population et du grand public.

Le ministre guinéen de l’économie et des finances explique que l’objectif visé dans le budget 2019 est de mettre en œuvre des politiques saines pour assurer la stabilité macroéconomique et poursuivre l’agenda des réformes du Gouvernement à travers l’exécution du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES 2016-2020) et la mise en œuvre du programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds Monétaire International (FMI).

« Dans cette perspective, nous tablons sur une croissance économique de 5,9%, un taux d’inflation moyen de 8,9%, un taux de pression fiscale de 13,7%, un niveau des réserves de change à 3 mois d’importation, une stabilisation du taux de change à 9250 francs guinéens pour 1 dollar américain. Nous avons fait le choix d’augmenter significativement les dépenses d’investissement de 30,23%. Elles passent  de 7 023 milliards de francs guinéens en 2018 à 9 146 milliards de francs guinéens à 2019 avec une volonté marquée du Gouvernement de privilégier le financement sur ressources propres. La part des investissements financés par le Budget National de Développement passe ainsi de 38% en 2018 à 46% en 2019 », a expliqué Mamadi Camara.

Il ajoute que dans le budget 2019, la Santé représente 7,3% du total des dépenses, la Protection Sociale 5,7%, les logements et équipements collectifs 10,43% et l’Enseignement 13,66%.

« Avec ce budget, nous visons l’objectif d’un excédent budgétaire de base de 0,9% du PIB contre 0,8% du PIB en 2018. Le solde nette de gestion (solde budgétaire) affichera un déficit de -2,4% du PIB qu’il faut financer par des ressources de financement (cessions d’actifs, emprunts, remboursements des prêts accordés par l’Etat) pour 5 043 milliards de francs guinéens, diminués  des charges de financement (amortissements des emprunts)  pour 2 062 milliards. Les recettes totales augmentent de 16%, passant de 16 627 milliards en 2018 à 19 331 milliards en 2019. Les dépenses rapportées au PIB se maintiennent à 17,7% », a-t-il ajouté.