Grève SLECG: Acheminons-nous vers une cuisante defaite pour Aboubacar Soumah et ses hommes?


Lors de l’assemblée générale du SLECG de ce samedi 29 décembre 2018, le syndicaliste Aboubacar Soumah  a une fois de plus  appelé les  enseignants  grévistes à résister  et à serrer la ceinture pour aller jusqu’au bout de leur revendication déclenchée depuis le 3 octobre 2018.

Mais pour beaucoup d’observateurs de la scène socio-politique guinéenne, le syndicaliste gréviste Aboubacar SOUMAH  et ses hommes ont déjà perdu leur combat et ne cherchent plus qu’une porte de sortie pour nuancer la cuisante défaite face au gouvernement conduit par Ibrahima Kassory Fofana. Ils estiment que l’actuel Premier Ministre en bon stratège, a commencé à se préparer au combat aux premières heures même de sa nomination en demandant une période de grâce qu’il a minutieusement utilisé pour monter ses stratégies.

En tout cas, l’implication des enseignants contractuels pour substituer les grévistes se  révèle jusque maintenant  très efficace dans la stratégie de l’ex argentier du feu Président  Général  Lansana CONTE à casser l’élan de la grève du SLECG. Autre démarche qui déstabilise les enseignants grévistes  et qui portent fruit aujourd’hui, c’est le gel des salaires des grévistes. En effet, pour le Premier Ministre, c’est le travail qui est payé et non la grève. Plus grave, les grévistes courent maintenant le risque de se faire radier de la fonction publique et se faire remplacer par des contractuels. Un risque que beaucoup  de grévistes  semblent ne pas vouloir prendre à l’image des bureaux régionaux du SLECG basés à N’Zérékoré et à  Fria. D’autres sections du SLECG comptent  également  emboîter le pas à ces deux structures préfectorales et on s’attend à une reprise massive du chemin de l’école après les fêtes de fin d’année. Une troisième stratégie du 3ème  chef de la primature du Président CONDE  consiste à laisser ‘’pourrir la situation’’. Sachant que les grévistes sont  depuis quelques  mois sevrés de salaires, il est évident que ces hommes de classes sont maintenant à bout de souffle et beaucoup d’entre eux souhaitent clairement  mettre un terme à leur mouvement pour lequel  les espoirs se sont fortement amenuisés. Une dernière chose qui va à l’encontre de la grève, c’est la préoccupation de plus en plus marquée des parents d’élèves qui ne veulent pas voir leurs enfants passés une année blanche en dépit des polémiques.

Par ailleurs, les atermoiements  de Abdoulaye Sow de la FESABAG sur son soutient  réel à la grève et la récente déclaration de la FSPE, une autre structure syndicale, appelant à une reprise des classes ne viennent-ils pas sonner le glas de la grève initiée par le sieur Aboubacar Soumah et ses hommes?

Wait and see!!

Maurice CONDE/DP Guinée émergence, guineeemergence@gmail.com