Enseignement: Le syndicaliste Aboubacar SOUMAH dénonce le clan qui profite de l’argent des fictifs


Après son échec de valoriser le salaire des enseignants après trois longs mois de grève, Aboubacar Soumah semble avoir lancé tout son dévolu sur les fictifs pour tenter de contenter ses collègues enseignants.

En effet, ce samedi dernier lors de la session ordinaire du SLECG, Aboubacar Soumah devant une foule compacte d’enseignants presqu’en liesse de pouvoir renouer avec les salaires (même non majorés), s’est montré décidé voire déterminé à éclaircir le cas des fictifs pour l’amélioration de la situation des enseignants. « Nous sommes conscients que c’est des milliards et des milliards de francs guinéens qui tombent dans les poches d’un clan. Nous avons encore un autre problème, parce que pour démanteler ce clan, ce ne sera pas facile. Ils sont bien structurés, il y a les ministres, les chefs de cabinet, des hauts cadres de l’Etat, au niveau de la Fonction Publique, des Finances, du Budget, des 3 départements du système éducatif. Ils sont tous impliqués dans ces cas de fictifs. Donc, nous avons un travail énorme à abattre. Mais, nous serons très vigilants », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation que le conférencier juge compliqué en raison du fait que l’enseignement est considéré par beaucoup comme une porte d’entrée à la fonction publique pour rejoindre plus tard d’autres départements au gré d’un réseau de corruption et/ou d’influence, Aboubacar Soumah demande une réelle implication des enseignants pour démasquer le réseau.

Plus loin, Aboubacar SOUMAH préfère faire une mise en garde le gouvernement contre tout refus du gouvernement d’appliquer intégralement le contenu du protocole signé le jeudi. « La grève n’est que suspendue », a-t-il rappelé.

 

La grève, entamée le 03 octobre dernier, a paralysé le système éducatif pendant trois mois. Devant le retard accusé, Aboubacar Soumah demande aux enseignants de reprendre les cours à zéro, d’organiser des séances de rattrapage, des cours du soir pour les classes d’examen, de ne pas aller en congé au mois d’Avril et même d’accepter une prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août prochain.

Maurice CONDE/ DP Guinée émergence