Conakry: le Ministre de l’Energie et de l’hydraulique poursuit sa visite sur les différents sites de la seg et edg


Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique continu sa visite sur les différentes installations des sociétés Electricité De Guinée (EDG) et de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Hier lundi 04 février 2019. Dr Cheick Taliby Sylla accompagné de son secrétaire général, Sékou Sanfina Diakité, a fait constat pas reluisant sur le site de Yessoudou, dans la préfecture de Coyah.

Et, le ministre a promis de demander des explications au directeur général de la SEG.

A Yessoulou 1, dans la sous-préfecture de Kouriah, préfecture de Coyah où se trouve une station de traitement d’eau installée depuis 1964, avec capacité de 50.000 m3 d’eau au départ, le ministre a fait savoir que c’est de cet endroit que l’essentiel de l’eau utilisée à Conakry provient. Selon ses explications, l’eau brute vient des grands sites par gravitation à travers deux conduites, et c’est à l’arrivée que l’eau est distribuée entre les différentes stations de traitement.

Dans cette même installation, se trouve la station de Yessoulou 2 qui est divisée en deux compartiments d’où l’appellation Yessoulou 2 et 3 avec une capacité de production de 75.000 m3 d’eau. Mais, vu la forte demande d’eau par les populations, Cheick Taliby Sylla trouve cette production insuffisante. « Par rapport à la croissance démographique que nous connaissons, cette production est extrêmement peu. C’est pourquoi, nous sommes là pour voir comment ces stations fonctionnent afin de voir qu’est-ce qu’on peut apporter comme aide à la Société des Eaux de Guinée », a dit le ministre.

Revenant sur les travaux de réhabilitation du site de Yessoulou 1, lancés depuis 2014, le ministre s’est dit non satisfait du retard accusé. A cet effet, il entend demander des comptes au Directeur général de la SEG, Mamadou Diouldé Diallo. « Ce que j’ai vu ici ne me satisfait pas. Après 4 ans, jusqu’ici les travaux ne sont pas terminés et les installations que nous avons vues ne correspondent pas à une réhabilitation de cette ampleur avec un montant de plus de 15 millions de dollars financé par la BID.

Il était question de réhabiliter avec la restauration de Yessoulou 1 pour un volume de 6.000 m3 d’eau ; mais, ce que j’ai vu là ne donne pas cette quantité. Donc, il faut que nous demandions au Directeur Général de la SEG de nous fournir des explications. Et, je sais qu’aucun décaissement n’est plus possible pour terminer ces travaux », a-t-il déclaré. Par contre, Cheick Taliby Sylla s’est dit satisfait de la qualité de l’eau fournie à la population et remercie les partenaires de la BID pour leur appui financier.

A la rivière Kitèma où le ministre et sa suite ont fait un crochet, le secrétaire général du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, Sékou Sanfina Diakité, a expliqué que l’endroit peut servir de barrage pour une retenue d’eau. Mais, dit-il, malgré les recommandations du ministre à la direction de la SEG, aucun travail n’a été effectué sur les lieux. « En cette saison, il y a encore de l’eau qui coule ici. Il y a une canalisation qui est faite ; mais, aujourd’hui, elle est très petite. Je pense qu’avec même l’université Gamal Abdel Nasser, on peut faire des aménagements de ce site », estime le secrétaire général.

Après Coyah, le ministre et sa délégation se sont rendu au centre national de dispatching de l’électricité sis à Matato. Là également, un vaste chantier est ouvert et les travaux sont en cours de réalisation.

Selon le ministre, ces travaux ont été lancés en 2017 par le chef de l’Etat et ils connaissent une grande avancée. « En un an et quelques mois, les résultats sont concluants. Ça va permettre de sécuriser toutes les lignes de transport d’énergie et surtout de production d’électricité. Toutefois, Cheick Taliby Sylla a recensé des difficultés, dont la principale est le raccordement à la fibre optique pour avoir des informations en temps réel permettant, dit-il, de vite réagir et éviter les coupures d’électricité.

Quant à Alain Walliser, ingénieur de communication à Intec, l’un des responsables des travaux, il a indiqué que ce site permettra de gérer les réseaux électriques tout s’assurant que la production est en concordance avec la consommation. « Le dispatching est une plateforme informatique qui engrange des milliers de données et qui permet non seulement de piloter en temps réel le réseau ; mais également, il y a des logiciels qui permettent de s’assurer en permanence qu’on est en situation de sécurité », explique l’ingénieur qui ajoute que le centre permettra de gérer la stabilité du réseau de la Guinée, de la Sierra Léone et du Libéria.

La cellule de Communication du Département