Guinée: le défi énergétique de la gouvernance Alpha CONDE


A l’occasion d’une visite à Labé l’année passée, le président guinéen Alpha Condé a annoncé que les travaux de construction du barrage hydroélectrique Souapiti (450MW), le plus grand du genre dans le pays, s’achèveront cette année. Le chef de l’Etat  est convaincu que les progrès énergétiques lanceront l’émergence industrielle de son pays.

Ouvrage en béton au rouleau, d’une hauteur maximale de 120 mètres et d’une longueur de 1.150 mètres, ce barrage situé à Dubréka (ouest) sur le fleuve Konkouré permettra de maintenir le barrage Kaleta à plein régime pendant toute l’année.

Souapiti n’est pas le seul projet énergétique actuellement en cours en Guinée. Le barrage en projet de Koukoutamba d’une capacité prévisionnelle de 294 MWT piloté par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) sous la conduite technique du chinois sinohydro est aussi une source d’espoir pour les guinéens.

Par ailleurs, la politique gouvernementale qui consiste à mettre des micros-barrage régionaux semble être aussi en marche. En effet, Les études de faisabilité portant sur la construction du couple de barrages hydroélectriques Frankonèdou-Kogbèdou, sur le fleuve Milo vont bientôt être validées. La nouvelle a été donnée le lundi 25 juin à Conakry lors d’une rencontre ayant regroupée des experts, des cadres des départements ministériels concernés ainsi que du groupement en charge d’exécuter ledit projet.  la construction  de ce  couple de barrage  hydroélectrique  Kogbédou-Frankonédou sur le fleuve Milo permettra à notre pays d’avoir plusieurs  opportunités sur le plan national et au niveau régional  notamment : répondre   aux exigences de capacité de production d’électricité de base et d’exportation vers la région à travers la ligne d’interconnexion avec le Mali  et la production  de l’électricité propre en économisant des émissions  de gaz à effet de serre  comme alternative à la production d’énergie.

A ces projets s’ajoutent plusieurs centrales hydroélectriques dont l’aménagement hydro-électrique d’Amaria (300 MW) ; La construction du barrage à buts multiples de Fomi (112 MW) ; La construction du barrage de Balassa (55 MW) ; La construction du barrage de Bouréya.